Après 40 années de privatisation de pans entiers de services publics par Margaret Thatcher, la Grande-Bretagne s’est engagée depuis plusieurs mois dans une série de renationalisations notamment dans le secteur ferroviaire. Le rail britannique privatisé s’est en effet distingué par ses tarifs élevés, ses retards systématiques et ses accidents parfois dramatiques.
Cette remise en cause salutaire intervient au moment où, en France, le gouvernement Macron-Philippe poursuit une politique directement inspirée de ces vieux dogmes ultra-libéraux pourtant voués à l’échec.
Après s’être attaqué à la SNCF, il prépare la privatisation de tous les services publics avec le programme CAP 22.
Le rapport issu de ces « travaux » aligne des propositions qui organisent la liquidation d’un modèle social fondé sur la solidarité nationale et le financement par l’impôt. La proposition 22 est à cet égard on ne peut plus claire : « Faire payer l’usager de certains services publics » mais qui aura les moyens de payer ?
Et comment imaginer un instant qu’une fois livrés au privé et à sa course aux profits à moindre coût, nos systèmes de santé, d’éducation, de transport public, de justice…. pourraient se porter mieux ?
Pour préparer l’opinion publique, le gouvernement programme la faillite des services publics : les 120 000 suppressions de postes du candidat Macron en sont l’instrument.
Dans l’Éducation Nationale, après la mise à sac de l’enseignement professionnel et des CIO, les menaces sur le sport scolaire, les « réformes » du bac et du lycée,… le ministre a annoncé son intention de réduire encore les effectifs, soit 2650 enseignants de collèges et lycées et 400 personnels administratifs en moins dès la prochaine rentrée. Et tout cela alors que le nombre d’élèves augmente (+ 32000) !
Pour la FSU, il est urgent de se battre contre cette pénurie volontairement organisée et contre ses conséquences : une dégradation de plus des conditions d’étude des jeunes et des conditions de travail des personnels.
Le système éducatif public mérite mieux qu’une politique à la petite semaine, obsédée de considérations financières qui l’éloigne toujours un peu plus de l’exigence d’égalité des chances pour tous.

C’est pourquoi la FSU appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale et de l’enseignement agricole à faire grève et à participer massivement à la mobilisation du LUNDI 12 NOVEMBRE prochain devant le Rectorat à partir de 9h.